Avec un jour d’avance sur nos
prévisions, nous avons débarqué sur les Lofoten, noyées dans la brume. Les dents de scie se laissent deviner parmi
les écharpes de nuages qui en cachent le sommet.

Beaucoup de Bobils, s’échappent
du grand ferry et viennent s’agglutiner à la horde déjà présente. Nous en
faisons malheureusement partie et suivons docilement le troupeau jusqu’à la
pointe sud de l’île, le petit village de Å. Il est au bout de l’île, une sorte
de bout du monde, où les montagnes viennent se jeter dans la mer, juste un
petit village de quelques dizaines de maisons rouges, niché dans un creux.
Un grand, un très grand parking accueille les Bobils qui viennent sagement s’agglutiner, décidés coûte que coûte à s’endormir ensemble, côte à côte, après avoir communié dans une ferveur commune à la beauté du lieu. Les effluves des séchoirs à morue qui bordent le parking doivent aider à l’assoupissement général, voire à l’asphyxie collective. Secouant la torpeur qui nous gagne, nous décidons de faire bande à part et de chercher un coin plus conforme à notre exigence d’individualité. Nous le trouvons quelques kilomètres plus loin, sous la forme d’un petit parking, quasi désert et face à la mer…
Un grand, un très grand parking accueille les Bobils qui viennent sagement s’agglutiner, décidés coûte que coûte à s’endormir ensemble, côte à côte, après avoir communié dans une ferveur commune à la beauté du lieu. Les effluves des séchoirs à morue qui bordent le parking doivent aider à l’assoupissement général, voire à l’asphyxie collective. Secouant la torpeur qui nous gagne, nous décidons de faire bande à part et de chercher un coin plus conforme à notre exigence d’individualité. Nous le trouvons quelques kilomètres plus loin, sous la forme d’un petit parking, quasi désert et face à la mer…
Dans le jour qui ne cesse plus,
nous nous endormons pour la première nuit aux Lofoten.
Lofoten, un nom à faire
rêver, qui rappelle Loti, la vie rude des pêcheurs qui affrontaient la mer
froide, les morutiers secoués par les flots en quête de la précieuse manne… La
morue se fait rare, ce sont maintenant des bancs de touristes qui sont ramenés
dans les chaluts, vont-ils aussi nous fumer? Nous faire sécher ? Un
filet de touriste fumé, la technique est risquée, mais mettre un touriste à
sec, je crois qu’ils s’y entendent déjà !
Lofoten, un nom à faire
rêver, qui rappelle Loti, la vie rude des pêcheurs qui affrontaient la mer
froide, les morutiers secoués par les flots en quête de la précieuse manne… La
morue se fait rare, ce sont maintenant des bancs de touristes qui sont ramenés
dans les chaluts, vont-ils aussi nous fumer? Nous faire sécher ? Un
filet de touriste fumé, la technique est risquée, mais mettre un touriste à
sec, je crois qu’ils s’y entendent déjà !
Et puis, le lendemain, on est
conquis par les Lofoten, on quitte la grand route, l’épine dorsale de ce
chapelet d’îles, pour explorer des chemins plus étroits, qui nous emmènent dans
des paysages hors du commun.
Des villages minuscules, quelques maisons, égarées
au bout du monde, la mer qui joue avec la côte, une côte essaimée dans la mer,
des montagnes, aux formes acérées, portant encore des traces de neige, qui
viennent s’effondrer dans la mer, et, parfois, étrangement des petites plages
de sable qui viennent déchirer le gris des roches d’un trait de blanc
inattendu. Là, l’eau devient aussi verte que celle des lagons du Pacifique…
Bien sûr, ici, la température ambiante ne laisse pas le cocotier
s’épanouir ! Il y a un point de la
côte où l’horizon est libre et où l’on peut admirer le soleil de minuit frôler
l’horizon avant de remonter. Ce premier jour, il y a eu quelques rares
éclaircies, mais le soir le ciel est gris, le soleil indigné qu’on l’observe
ainsi, se drape dans un voile de nuages qui le cache aux yeux des curieux. Le deuxième jour, aujourd’hui mardi, le
miracle des paysages continue. On visite au passage LE musée viking de
l’île : On en sait un peu plus sur la culture viking… Mais c’est un musée
de plein air et la balade entre la maison reconstituée, le drakkar reconstitué
et le petit musée qui présente les objets retrouvés dans des fouilles est
vivifiante et permet de se dégourdir les jambes ! Il a fait beau, oui,
beau, avec du soleil et du ciel bleu, la majeure partie de la journée, aussi on
décide de se poster à un autre endroit de la côte pour voir le soleil de
minuit. Là il est 23h 30, il baisse lentement dans le ciel encore
dégagé…Attendons !
Hier a été décidé un petit changement de programme pour le
voyage : Après le Cap Nord, au lieu d’aller à Kirkenes, à la frontière
russe, on va descendre à travers le pays sami, en Norvège puis en Finlande.
Histoire de faire connaissance avec la culture sami ! (sami pour
anciennement lapons, comme on dit maintenant inuit, pour les anciens esquimaux,
blacks pour les anciens noirs, et… je pourrais en trouver d’autres mais je
risquerais de dépasser le politiquement correct donc je m’abstiendrai !
Cependant, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ces changements
d’appellation, j’apprécierais !)
Demain, on sort des Lofoten par le nord, on sera à deux jours du Cap
Nord. On va chercher un camping pour
-Prendre des douches
- Faire la lessive
- Et, surtout, publier sur le blog ! Les photos et les articles
s’accumulent sans que je puisse jamais me connecter !

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