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07 août 2024

Arenal-Quepos

 


    Nous voilà près de la fin de notre voyage et déjà revenus à notre point de départ, la capitale San Jose. Mais ne brûlons pas les étapes. Nous avons quitté la région de Sarapiqui en visitant une « finca » productrice d’ananas.


Visite intéressante et surtout goûteuse, leurs ananas sont vraiment délicieux. La finca Sura mérite sa petite halte ! Ensuite cap sur Arenal, le volcan emblématique du Costa Rica. Il paraît que c’est un beau cône fièrement pointé vers le ciel, mais étrangement, pendant les deux jours de notre séjour, il s’est pudiquement retranché derrière une cape de nuages qui l’a soustrait à nos yeux. Nous dormions à El Castillo, un village à une dizaine de kms du volcan, dans un chouette hôtel qui domine le lac. Pendant les éclaircies nous avons eu de très beaux aperçus du lac, mais jamais du volcan…Nous n’avons même pas tenté d’entrer au parc national, nous n’avions pas de bottes pour randonner !

    Mais le lendemain, nous avons défié le sort et sommes allés à l’autre volcan, le Tenorio, deux grosses heures de route, pour voir surtout le Rio Celeste, une cascade et un torrent aux eaux bleues. Bleues, sauf lorsqu’il pleut ! Vu le temps c’était un pari risqué… Eh bien, ce fut réussi ! Une jolie piste nous a amenés au parc du Tenorio en à peine un peu plus de temps que la route, lente et surchargée. Là, comme nous avions omis de prendre nos billets en ligne, une gentille dame du parc nous a pris en main et au bout de trois bons quart d’heures de pianotage sur mon téléphone et le sien, a réussi à faire apparaitre, ô miracle, une sorte de code qui nous a permis de pénétrer enfin, dans le lieu.  Il faisait beau, il y avait même des morceaux de ciel bleu ! Au bout d’un demi-heure de marche et en bas d’un bel escalier irrégulier, la cascade est apparue… bleue ! Un bleu magnifique, que je ne saurai vraiment qualifier, ce n’est pas moi le spécialiste des couleurs !

    L’étape suivante, c’était Quepos, l’étape DU Parc Manuel Antonio ! Le parc le plus célèbre et le plus visité du pays. Une longue route, peu intéressante, pour arriver dans un hôtel étrange : Une maison avec quatre chambres, dans un grand parc très en pente, au sommet de la colline. Du restaurant panoramique, tout en haut, on a une vue époustouflante sur l’océan. Des petites chambres, on voit beaucoup de verdure et les guirlandes multicolores qui « décorent ». Le parc est équipé de tyroliennes et de ponts suspendus, c’est très mode ici, et c’est ce qui justifie, mal, le prix élevé de l’hébergement. Car question service et confort, c’est le minimum syndical !

    Le parc, Manuel Antonio, lui, fait bien mieux que le minimum ! Non seulement c’est un bien beau parc, aménagé, avec de beaux sentiers où l’on peut apercevoir la faune du pays, mais il se dote, en plus, d’une côte magnifique avec des plages de rêve.

Coati
D’ailleurs je soupçonne certains visiteurs de payer l’entrée du parc uniquement pour aller à la plage. Nous y étions un dimanche qui n’est pas le meilleur jour pour espérer un peu de tranquillité, mais les chemins qui s’écartent un peu du circuit principal, ne sont pas si fréquentés que cela. On y est bien ! Jo, fatiguée, ne nous avait pas accompagnés lors de cette visite, encore une fois assez matinale, mais l’après-midi, elle a eu droit à son moment de plage et de bain dans le Pacifique, avec une eau à une température … tropicale ! La plage, juste avant le parc, est très belle aussi et accueille toutes les ticos qui viennent en famille y passer la journée. Cette journée mémorable est la première et restera sans doute la seule sans pluie. Même pas une goutte !

Parc Manuel Antonio




    Aujourd’hui, lundi, nous avons regagné San Jose, par la route de montagne, une jolie route qui dépasse les 3000 mètres d’altitude. Il y faisait assez frais et nous étions, bien entendu, dans les nuages… Un paysage de vert et de gris ! Au passage une halte au Mercado Central de la capitale, recommandé par le Routard pour y glaner des objets d’artisanat local… De l’animation, beaucoup de comestibles, mais d’artisanat très peu. Des souvenirs, oui, made in RDC sans doute, des objets que l’on trouve de partout simplement siglé « Costa Rica », ou « La Pura Vida », la citation emblème du pays. Arrivés à l’hôtel, à une vingtaine de km du centre, un très bel orage nous attendait.

    Demain, dernier jour, le programme dépendra du temps : S’il se dégage un peu, nous irons au volcan Poas, sinon, le musée de la ville ? (Avec les embouteillages nécessaires pour nous y rendre !)

    Notre prochain article sera posté du Mexique… Plutôt après la fiesta du 9, je doute que nous ayons le temps avant ! En tout cas à bientôt !



baignade dans les eaux  chaudes del Rio Arenal

 




Le lac Arenal

plage de Quepos

Plage du parc Manuel Antonio
Ceiba
Vers Arenal
Dans le parc Manuel Antonio

Notre seule photo du volcan Arenal sans coiffe de nuage!!! Merci Jo!!!



















31 juillet 2024

 


Hola ! Je vous raconte notre fin de séjour à Tortuguero, avec l’Attraction majeure : LA visite aux tortues ! Car Tortuguero, comme son nom l’indique est un grand lieu de ponte pour les tortues, plusieurs espèces y viennent en nombre, surtout des tortues vertes. Leur protection et surtout leur visite strictement encadrée ont donné lieu à un commerce lucratif. Nous nous sommes inscrits pour la visite auprès de Jessica, qui nous donne un cours sur les tortues, très pédagogique et néanmoins instructif. L’organisation est quasi militaire : Deux sessions nocturnes, de 8h à 10h et de 10h à minuit, en principe tirées au sort, comme les spots de rassemblement au nombre de 4. Chaque spot rassemble plusieurs groupes de 10 , une dizaine je crois, avec chacun un guide accrédité. On part à marche forcée derrière Francesco, notre guide, à la lueur de quelques torches. Tous vêtus de sombre, comptés et recomptés, les touristes se faufilent en silence, tels les membres d’une secte secrète et honteuse jusqu’au point de rassemblement. Là, on attend… On attend que des tortues soient signalées dans notre secteur. Les gardes patrouillent et informent les guides. On s’impatiente, l’heure tourne, déjà presque la moitié du temps de notre session est passé… Enfin, on signale UNE tortue, pas dans notre secteur, le 4 mais dans le voisin, le 5, un peu plus loin. On se précipite derrière Francesco qui nous met en rang et une fois atteint la plage nous demande même de nous donner la main par deux ! Là, on attend encore. Forcément, une seule tortue pour plusieurs groupes, c’est chacun son tour ! Enfin, on atteint le nid : Bien rangés, à la lueur de la torche rouge, on distingue les œufs blanchâtres qui tombent dans un trou. De la tortue on ne distingue qu’une masse mal définie, à moitié recouverte de sable. On s’écarte pour laisser admirer un autre groupe et puis on revient quand elle a fini sa ponte. Elle agite ses membres arrière pour reboucher son nid, deux battements elle souffle, mais cette fois on la distingue mieux. Notre temps est terminé, on rentre. Les photos sont interdites, donc, de cette odyssée, vous n’aurez que mon commentaire pour ceux qui auront le courage de le lire !







Le lendemain, on quitte l’île en lancha, sous une pluie battante pour retrouver notre voiture qui nous attend sagement sur un parking détrempé. En route pour la prochaine étape ! Elle est courte et nous emmène vers un lieu surprenant : Le mirador Prendas… Un hôtel improbable, perdu dans la campagne, rêve fou d’un vieux monsieur.

Une gigantesque et labyrinthique construction de bois, où chaque partie semble se rajouter à l’ensemble sans plan préconçu. Une multitude de niveaux, demi-niveaux, des plates-formes qui s’emboitent, forment des espaces, des recoins, des terrasses et même des chambres !








Confort rustique, mais espace garanti et décor étonnant : Dans chaque pièce des panneaux entiers de bois sont peints, des paysages surtout, des animaux d’ici et d’ailleurs, quelques scènes religieuses, il y a de tout ! L’ensemble tient du palais du facteur Cheval, des portes décorées de Gaughin, et de … quelque chose de nouveau ! En tout cas, nous sommes très heureux d’avoir trouvé par hasard cet étrange endroit. Nous y sommes seuls, aucun autre touriste n’a sans doute voulu franchir les ponts suspendus branlants et affronter la piste boueuse qui y montait. Entre deux averses nous avons fait une petite balade, riches en oiseaux colorés. Aujourd’hui, après une nuit d’orages successifs entrecoupés d’une petite pluie régulière, nous sommes allés visiter la réserve de Tirimbina, à une trentaine de km. Une réserve très organisée, avec de jolis sentiers équipés, et deux grands ponts suspendus qui traversent les rios à hauteur de canopée.







 Une végétation exubérante, bien sûr, mais ni oiseaux, ni animaux, à part deux papillons dont un beau morpho bleu, et une jolie petite grenouille à la porte du parking ! Très décevant ! Mais on a bénéficié et c’est une chance, d’une éclaircie pendant toute la balade. Tout de suite après, poncho de rigueur, le déluge qui s’était retenu deux heures, redouble d’intensité !





le palmier rouge

le palmier voyageur


Demain, on part vers le volcan Arenal, avec quelques visites en cours de route. On vous racontera, promis !

28 juillet 2024

Premiers jours avec les "ticos"

 

    Nous voilà au pays de la « pura vida » parmi les « ticos » ainsi que se nomment eux-mêmes les gens du pays. Premier constat, une fois la capitale quittée après d’interminables embouteillages, le pays est vert, très vert. Enfin un pays vert et qui ne semble pas manquer d’eau !  Nos premiers jours ici, ont été bien arrosés. On s’y attendait certes, mais… dans une certaine limite ! Dans notre idée, une des caractéristiques des pluies tropicales était qu'elles soient violentes et brèves. Eh bien, tout change ! Les averses violentes s’enchaînent à un rythme peu conforme avec la langueur caribéenne. Car notre début de voyage s’effectue dans cette région, d’abord au sud à Cahuita,


un joli endroit au bord de l’Atlantique, ou plus exactement de la mer des Caraïbes car c’est une mer presque fermée par les îles. On y visite notre premier parc national, le long d’un sentier bien balisé dans la forêt. Pas trop de monde, il est encore assez tôt, mais déjà la chaleur lourde monte. Un petit bain pour goûter l’eau, qui est tiède à souhait, et puis on reprend le sentier. Au passage, on a la chance d’admirer un paresseux en plein effort, il se déplace ! C’est rare, mais du coup on a le temps de le voir. Il déroule ses membres en un ralenti gracieux, en funambule sur de fines ramures, un chorégraphe de la canopée ! Il y a aussi des singes, infiniment plus vifs qu’ils soient hurleurs ou araignée, bruyants et attendrissants. Nous logeons dans une « cabana» un joli bungalow niché au cœur d’un jardin tropical… Joli séjour pour nous remettre du décalage qui raccourcit nos soirées. On mange le soir  sur des terrasses au bord de l’eau… Idylliques, mais le service semble effectué par les paresseux, une heure et demie après la commande, l’apéro épuisé depuis longtemps, le plat arrive enfin. Du coup certaines chipotent sur le riz, la tendance générale est à piquer du nez sur l’assiette.

    La deuxième étape c’est Tortuguero, l’ENDROIT du pays où l’on peut voir les tortues venir pondre ! C’est un endroit où l’on n’accède que par bateau, une île entre lagune et océan. Une fois la voiture posée dans un des immenses parkings surveillés, on embarque avec une dizaine d’autres personnes sur une lancha,


une barque effilée au moteur puissant. On descend le rio La Suerte qui serpente dans la forêt et la mangrove, puis le Canale de Tortuguero. Une grosse heure de navigation, la dernière partie effectuée sous un déluge qui a éveillé en nous les souvenirs d’une précédente excursion en forêt tropicale, en Bolivie… Souvenirs, souvenirs… En tout cas, la balade, du moins ce que l’on a pu en voir était très belle. Tortuguero est un village rue, une sorte d’arête de poisson avec une artère principale presque revêtue, avec tous les commerces et quelques rues secondaires de terre, avec des habitations ou des petits hôtels. 




D’un côté l’océan, avec une plage battue par les flots, peu propice à la baignade et d’ailleurs plus ou moins interdite pour protéger les tortues, de l’autre la lagune, avec les quais d’accostage et les terrasses. C’est petit, presque intime.


La plupart des touristes et tous les groupes résident dans des resorts, dans la forêt proche et n’en sortent pas. Mais il reste une population de voyageurs européens et américains assez importante pour animer le bourg et faire vivre nombre d’agences et de guides qui proposent leurs services. La première excursion, incontournable, est la sortie en pirogue, ou barque. Rendez-vous à 5h45, le matin, eh oui, on se lève tôt au Costa Rica, pour un départ vers 7h00, paperasse oblige… Notre guide francophone, Jessica n’a pas l’air bien réveillée non plus ! La pluie commence à tomber quand on embarque.

Elle ne cessera pas avant la soirée. Encombrés de nos gilets de sauvetage, des jumelles prêtées qu’il faut protéger sous les fragiles ponchos, l’ambiance n’est pas au grand confort ! Heureusement on plaisante beaucoup avec une passagère belge et ses trois grands enfants qui se laissent tremper progressivement avec une dignité pas toujours propre à leur âge ! A travers le rideau de pluie, on voit des oiseaux, genre héron et poule d’eau, des paresseux roulés en boule et des caïmans. Jessica qui est allemande, explique, commente à la famille allemande qui fait partie du groupe, (dans une petite barque séparée, quand même), en allemand d’abord, puis en français, avant de s’imposer en espagnol comme cheffe de bord au pilote qui aimerait raccourcir le trajet.



    Vers midi, profitant d’une éclaircie on ressort pour visiter le parc, sans guide. On loue des bottes car le chemin est détrempé et boueux. C’est encore une belle balade dans la forêt, sur un sentier bien balisé. Cette fois on voit un toucan, des singes en famille, turbulents et facétieux, des agoutis qui traversent paisiblement le chemin, quelques beaux papillons, des beaux lézards et un fourmilier. C’est un guide que l’on croise qui nous le montre, sans lui, nous ne l’aurions ni vu, ni identifié !






    On rentre se changer et se sécher, car même quand il ne pleut pas, le temps est si chaud et humide que l’on est continuellement trempé. On mange pour la deuxième fois dans un « soda », petit resto populaire, dans lequel on passe déjà pour des habitués ! Car les ticos, sont vraiment accueillants, chaleureux, gentils. Tout le monde dit bonjour, sourit, vous souhaite une bonne journée, et pas seulement les commerçants. C’est agréable et reposant. Pas de racolage, pas de mendiant ou de vendeur à la sauvette … Il faut dire que vu les prix pratiqués, avec un minimum de redistribution, le tourisme devrait faire vivre toute la population sans problème !

    Dans ce beau pays, il y a quand même un point noir : Le réseau internet ! Lent et capricieux… Il nous faudra nous armer de patience et de courage pour poster ce blog ! J’espère que nous y arriverons !

A bientôt !