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| aéroport de Mascate |
Notre première journée en pays d’Oman
s’achève. Notre long voyage s’est terminé par un ultime saut de puce à Khasab,
une toute petite ville nichée dans les falaises, tout au nord d’Oman, vers le
détroit d’Ormuz, en face de l’Iran, vous voyez ? C’est la province du
Musadam, célèbre pour ses fjords, ses îles, ses pirates et contrebandiers. Les
fjords sont bien là, on peut en attester car nous avons passé la journée en une
grande balade en bateau à travers ces paysages nus, de rocs et de pierre.
Ici
le minéral règne en force. Un arbuste rabougri accroche parfois l’œil, rompant
l’ocre de la ligne de crête d’un vert timide. La vie est dans l’eau, elle y
foisonne même. L’emblématique dauphin se donne en spectacle aux yeux des
touristes ravis qui en redemandent. Sur notre boutre nous étions, je n’ai pas
vraiment compté, mais autour d’une vingtaine de personnes de toutes origines. Suisses,
allemands, omanais, indiens, asiatiques de Dubaï, emirati(s), américains…et
deux français !
Bavardages et questions de jeunes
omanais, curieux du monde et des langues, échanges avec les suisses,
ont meublé
le retour à Khasab. Nous n’avons pas profité des baignades, mais le cœur y
était !
Nous avons quand même admiré les curieux oursins qui parsèment le
fond, au détriment des pieds imprudents, goûté à d’insipides coquillages
ressemblant un peu à de grosses coquilles saint Jacques et bien sûr consommé l’inévitable
poulet-riz qui va sans doute être la dominante gastronomique de notre séjour.
Demain, avant de reprendre l’avion
pour Muscat nous avons programmé un tour en voiture, avec chauffeur, dans les
montagnes du coin. Et puis, saut de puce en sens inverse… Jusqu’au magnifique
aéroport de Muscat.
Il est vraiment très
beau, un rêve d’architecte, il réussit l’exploit de synthétiser le passé et le
futur du pays en un seul ensemble. Je sais bien, d’habitude on ne visite pas
les aéroports, mais nous, si ! Et celui-là on a eu le temps ! Arrivés
de Dubaï à huit heures le matin, on a embarqué pour Khasab vers quinze heures !
Celui de
Dubaï a l’air bien aussi, mais nous l’avons beaucoup moins visité, en transit
pour quelques heures nocturnes. Nous regrettons seulement d’avoir rangé nos
appareils qui prennent des photos dans nos sacs enfermés dans les casiers car
le décollage au petit jour nous a offert un spectacle magnifique sur Dubaï.
Dubaï, un délire d’architecte ! De l’avion on a admiré ces fameux gratte-ciel
qui semblent jaillir du sable et vriller le ciel de leurs faces miroitantes.
Les îles palmiers artificielles, et cette débauche de lumière qui trace des
lignes étranges visibles depuis l’espace… Ne sont ce pas l’équivalent de notre
époque des fameuses lignes de Nazca, des messages aux dieux, ou bien une
démonstration infantile de puissance et de technologie ? En tout cas, en
prenant de l’altitude on perçoit surtout la fragilité et l’inanité de ce
minuscule îlot de verre et d’acier, coincé inexorablement entre le désert et la
mer qui se livrent une bataille millénaire.




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