28 mars 2026

Bribes…

 


Intempéries et péripéties !

Taghit, pour nous, marque le début des péripéties qui font suite aux intempéries ! Le soir, on mange au fond de la palmeraie, chez un copain de Faycel qui y tient une maison d’hôtes. Notre premier orage y éclate, violent, qui transforme le petit chemin en ruisseau de boue. On s’en extrait légèrement crottés, ce n’est pas grave ! Le lendemain, départ sous un ciel très noir qui ne tarde pas à déverser des trombes d’eau. Le désert se fait marécage, les ondulations de terrain ruissellent en cataractes, les moindres filets d’eau se font ruisseaux puis torrents, la route est traversée d’eaux boueuses. Dans une petite côte s’est produit un léger éboulement. Des gens dégagent les plus grosses pierres. Faycel passe un peu en force. Un peu plus loin, la voiture émet un bruit bizarre, une sorte de claquement, on ouvre le capot, rien d’évident. Puis la voiture chauffe et là, constat, la courroie d’entrainement pendouille lamentablement, sans être cassée. On gagne Beni Abbes au ralenti, halte chez un premier « garagiste ». Au bout d’un bon moment à tourner en rond dans la petite ville, heureusement l’orage a cessé ne laissant que des grosses flaques, c’est un aveu d’échec. Il n’arrive pas à remettre la courroie en place ! Faycel fait appel à des « cousins », l’un d’eux nous véhicule, l’autre nous escorte à l’Hermitage du Père Foucaud, LA chose à voir à Beni Abbes, enfin le 2ème mécano, déniché un vendredi de grande prière, rend son verdict : C’est la poulie de l’alternateur qui a du jeu, la courroie ne tient plus. Pas de pièce sur place, bien sûr, il y a une pénurie générale, mais à Timimoun on trouvera ! Ça tombe bien, c’est là que l’on devait aller ! On embarque dans la vénérable 406, du début des années 2000, donc encore une jeune dame au regard de nombre de Peugeot qui roulent encore ici, pour avaler les 350 ou 400 km, estimation variable suivant les personnes, (moi, mon appli donne 370 !). En route l’orage reprend. Les passages bas se remplissent d’eau, à perte de vue le désert redevient presque une mer, et puis, soudain, de la grêle ! De gros grêlons qui rebondissent sur la voiture, sur la route, dans un vacarme étourdissant. Le pare-brise gèle, le système de dégivrage de la voiture n’a jamais été préparé à une telle épreuve ! Tout autour les dunes ont blanchi. Les voitures, rares, se sont arrêtées et leurs passagers filment cet évènement. Notre vieux chauffeur a déjà vécu une fois ce phénomène… Dans les années 80 ? Il ne sait plus bien ! Dans la dernière partie du trajet, le vent de sable qui suit traditionnellement les pluies s’est levé, une dune a bavé sur la route, on passe au ralenti sur une file, car maintenant la circulation s’est densifiée, les camions, qui roulent de nuit, se sont mis en route pour le grand sud.  On arrive enfin à destination, tardivement, attendu dans la maison d’hôtes qui nous héberge pour deux nuits. Finalement Faycel, raisonnablement, attend le lendemain pour acheter la pièce, repartir à Beni-Abbes, effectuer la réparation et revenir à Timimoun… On l’attend pour ce soir !







4 commentaires:

Petrossi ersilio a dit…

on comparera avec les diapos de 1975
Ca va etre marrant

Jean Edouard a dit…

On ne commente pas mais on suit !! Rapportez qq grêlons en souvenir ...

Anonyme a dit…

Hello amie, ami,
Avez-vous bien traversé et quitté ce nuage de poussières du Sahara? Vous aurez connu du spectaculaire question météo avec l'Algérie; il semble aussi que les pauses gourmandes sont délicieuses, le paysage à couper le souffle et l'accueil très bienveillant.
En réjouissance de vous lire.
Plein de baisers
Mireille

Marie a dit…

Ersilio a raison . Ceci nous rappelle de vrais souvenirs, non pas avec la grêle, mais les orages, les voitures en panne, les mécanos système D, ... Sans oublier le vent de sable ! Mais pour nous réconforter, un couscous royal en plein désert! Bonne continuation dans l'aventure.