Intempéries et péripéties !
Taghit, pour nous, marque le
début des péripéties qui font suite aux intempéries ! Le soir, on mange au
fond de la palmeraie, chez un copain de Faycel qui y tient une maison d’hôtes.
Notre premier orage y éclate, violent, qui transforme le petit chemin en
ruisseau de boue. On s’en extrait légèrement crottés, ce n’est pas grave !
Le lendemain, départ sous un ciel très noir qui ne tarde pas à déverser des
trombes d’eau. Le désert se fait marécage, les ondulations de terrain
ruissellent en cataractes, les moindres filets d’eau se font ruisseaux puis
torrents, la route est traversée d’eaux boueuses. Dans une petite côte s’est
produit un léger éboulement. Des gens dégagent les plus grosses pierres. Faycel
passe un peu en force. Un peu plus loin, la voiture émet un bruit bizarre, une
sorte de claquement, on ouvre le capot, rien d’évident. Puis la voiture chauffe
et là, constat, la courroie d’entrainement pendouille lamentablement, sans être
cassée. On gagne Beni Abbes au ralenti, halte chez un premier
« garagiste ». Au bout d’un bon moment à tourner en rond dans la
petite ville, heureusement l’orage a cessé ne laissant que des grosses flaques,
c’est un aveu d’échec. Il n’arrive pas à remettre la courroie en place ! Faycel
fait appel à des « cousins », l’un d’eux nous véhicule, l’autre nous
escorte à l’Hermitage du Père Foucaud, LA chose à voir à Beni Abbes, enfin le 2ème
mécano, déniché un vendredi de grande prière, rend son verdict : C’est la
poulie de l’alternateur qui a du jeu, la courroie ne tient plus. Pas de pièce
sur place, bien sûr, il y a une pénurie générale, mais à Timimoun on
trouvera ! Ça tombe bien, c’est là que l’on devait aller ! On
embarque dans la vénérable 406, du début des années 2000, donc encore une jeune
dame au regard de nombre de Peugeot qui roulent encore ici, pour avaler les 350
ou 400 km, estimation variable suivant les personnes, (moi, mon appli donne
370 !). En route l’orage reprend. Les passages bas se remplissent d’eau, à
perte de vue le désert redevient presque une mer, et puis, soudain, de la
grêle ! De gros grêlons qui rebondissent sur la voiture, sur la route,
dans un vacarme étourdissant. Le pare-brise gèle, le système de dégivrage de la
voiture n’a jamais été préparé à une telle épreuve ! Tout autour les dunes
ont blanchi. Les voitures, rares, se sont arrêtées et leurs passagers filment
cet évènement. Notre vieux chauffeur a déjà vécu une fois ce phénomène… Dans
les années 80 ? Il ne sait plus bien ! Dans la dernière partie du
trajet, le vent de sable qui suit traditionnellement les pluies s’est levé, une
dune a bavé sur la route, on passe au ralenti sur une file, car maintenant la
circulation s’est densifiée, les camions, qui roulent de nuit, se sont mis en
route pour le grand sud. On arrive enfin
à destination, tardivement, attendu dans la maison d’hôtes qui nous héberge
pour deux nuits. Finalement Faycel, raisonnablement, attend le lendemain pour
acheter la pièce, repartir à Beni-Abbes, effectuer la réparation et revenir à
Timimoun… On l’attend pour ce soir !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire