Nous sommes en
Algérie depuis hier … Pas de ciel bleu ni de soleil ! Hier un vent frais
sous un ciel bas a failli nous transformer en montgolfières alors que nous
peinions à avancer sur la toute nouvelle promenade du front de mer, aujourd’hui
la petite pluie persistante a transformé les pavés inégaux de la casbah en
pièges glissants.Très peu d’animation dans la ville : La fête de l’aïd se
passe en famille et tout est fermé pendant trois jours au moins.
Résultat, les visites se font à minima, sans musée, sans rien à visiter. Ne dramatisons pas, une ville se visite surtout sur ses pieds, le nez au vent et nous avions un guide prolixe, intarissable sur l’histoire de la ville, avec une anecdote sur chaque immeuble. Grâce à lui nous avons quand même pu profiter de ces deux jours.
Notre arrivée
s’est relativement bien passée. Pas trop d’attente, mais une mauvaise surprise
sur le coût des visas mal anticipé, ils sont vraiment, vraiment très
chers ! Notre liquide y est presque tout passé et bizarrement, les
distributeurs de l’aéroport n’acceptent que les cartes locales ! Enfin, au
bout d’une heure de va et vient entre nos passeports, le formulaire d’entrée,
le reçu des visas, nous avons poireauté dans le hall car le correspondant de
l’agence n’était pas là. Il est arrivé un peu plus tard, je crois qu’il ne
pensait pas que la police serait aussi rapide. Il paraît qu’il y a parfois
plusieurs heures d’attente ! Il faut dire que nous n’étions que trois
touristes ce jour- là.
Notre première
vision d’Alger fut donc un ciel gris et venteux et un bel embouteillage pour
atteindre notre hôtel. Ensuite, nous avons visité Alger la Blanche … Blanche,
elle le fut sans doute, quand la casbah se toilettait régulièrement, que les
voiliers accostaient dans sa rade, mais elle ne l’est plus ou que par éclats
subliminaux. La vieille ville s’est abandonnée, elle s’effrite, se farde de
gris et de noir, s’effondre lentement, progressivement.


La citadelle,
la casbah d’origine se réhabilite depuis peu. Nous avons pu y visiter la
poudrière, la mosquée du dey d’Alger, et un hammam … Le reste devrait ouvrir
bientôt selon notre guide… Ensuite le quartier de la casbah qui descend vers la
mer : Il est en piteux état ! trop peu de rénovations, elles sont
rares, toujours d’après notre guide, du fait de loyers trop bas et d’un grand
nombre de propriétés en indivision depuis des générations ce qui rend toute
évolution ingérable ! Bon, il reste quand même quelques belles portes
ouvragées, des fontaines en faïence décorée et nous avons mangé dans une maison
d’hôte ouverte, une connaissance à notre guide. Elle nous a servi un couscous
et une tchetchoukha, dans une sorte de mini ryad décoré. C’était très bon, les
pâtisseries qui allaient avec aussi, et nous avons eu le plaisir de voir
Françoise habillée en algéroise de la casbah, elle ressemblait presque à une
vraie ! (Sauf que les vraies ne s’habillent plus comme ça !)
Nous avons
essayé le métro algérois pour aller visiter un jardin extraordinaire : le
jardin de Hamma. Fondé il y a deux siècles, c’est un jardin d’essai. Il
collecte des plantes et arbres du monde entier et effectue des recherches et
des échanges avec d’autres. Il y a vraiment des arbres magnifiques, les ficus
en particulier. Un beau coin de nature et de verdure avant la minéralité de la
toute nouvelle gigantesque grande mosquée.
Cette journée s’est terminée par le lent
retour en taxi dans un inextricable embouteillage, qui nous a quand même
permis, ô victoire, de retirer enfin des dinars au bout de nombreux essais
infructueux : on suppose que les fêtes ont vidé tous les distributeurs de
leurs réserves de billets ! On pourra se payer des cafés, plein, ils font
partie des choses peu chères ici !
Notre
prochaine étape est Oran, d’où partira sans doute cet article. A bientôt les
amis !
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