28 mars 2026

Taghit-Timimoun

 





    Taghit est un coin magnifique. Nous y sommes arrivés en passant pas Béchar, anciennement Colomb Béchar, une ville de casernes et de casernements, grande et laide dans laquelle on a tourné plus d’une demi-heure avant de trouver un restaurant. L’Aïd se prolonge encore et encore ! La route traverse des hauts plateaux désertiques, des plaines désertiques, des collines qui le sont tout autant… Mais pourtant le paysage change, ses couleurs varient, parfois il se fait morne pendant des kms et s’illumine d’une dune dorée qui surgit à l’horizon, parfois il se strie ou se pare de roches qui brillent au soleil…



    Taghit c’est LA grande dune qui commence le grand erg occidental, elle domine le paysage et se décline ensuite en un paysage doré sur des centaines de km. Taghit c’est une palmeraie magnifique encore préservée, avec un bel oued et même un petit lac. Taghit enfin c’est un ksar bien rénové où nous avons visité deux maisons d’hôtes dans lesquelles il doit faire bon résider. C’est surtout l’endroit à la mode !

On y retrouve du monde : Des algériens en vacances et des franco-algériens, des « wesh -wesh» comme les appelle Faycel qui leur trouve beaucoup de défauts ! Leur tort à Taghit c’est surtout d’avoir transformé la grande dune en parc d’attraction. Elle se ride, s’affaisse sous les attaques répétées des dizaines de quads, de buggys, de 4x4, qui dans un vrombissement assourdissant jouent à l’escalader, à se hisser au sommet avec des cris de joie et à redescendre ensuite dans une glissade vertigineuse qui arrache aux occupants des gloussements d’appréhension. Cela gâche beaucoup la beauté et la sérénité du lieu !






    On quitte Taghit pour Timimoun. Un trajet compliqué et riche en péripéties. Le temps orageux a tourné au phénomène météorologique rare ! Faycel estime que nous avons de la chance, peu de voyageurs ont pu voir le désert tel que nous l’avons vu : tout blanc, recouvert de grêlons !










    Timimoun, était une « jolie petite cité de caractère », elle a encore de beaux restes, mais comme partout, les constructions hideuses en parpaings mal jointoyés, jamais terminées, ont envahi la ville, les alentours et même empiété sur la palmeraie. Avec le guide remplaçant « Mondela » et dans sa Dacia déjà fatiguée bien que presque neuve, 2018, l’immatriculation est celle d’une voiture juvénile, nous avons visité les environs de la ville. Les ksar et ksour en ruine, d’Ighzer et des villages voisins, sont magnifiques. Vieux de presque un millénaire pour certains, ils sont construits d’adobe rouge et leurs murs se confondent avec le socle de roche sur lequel ils s’appuient. Ces ruines fantomatiques qui surgissent du désert s’y dissolvent lentement maintenant. Certaines ont disparu, ensevelies, d’autres persistent à émerger, pointant des flèches de mur, au gré des vents de sables qui les voilent ou les découvrent.




    Nous sommes rentrés dans l’après-midi de notre balade en « stepway » et comptions partir nous promener en ville, tranquilles… Mais, il paraît, suivant notre hôte, un mozabite intraitable sur la réglementation, que tous les étrangers doivent être accompagnés !!  Je ne sais pas si c’est une interprétation trop stricte, ou réservée à Timimoun, mais le fait est que nous sommes restés dans la maison et que j’ai donc eu le temps d’écrire…




    Alors à bientôt pour nos prochaines étapes !









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