05 mai 2023

Cordoue

 






    Cordoue, c’est, essentiellement, la grande mosquée. Mais nous avons eu le temps, avant d’y faire une visite nocturne, de nous balader dans les rues et ruelles de la ville.

 

 Elles sont animées, riches de souvenirs et d’histoire, avec des maisons anciennes, aux lourdes portes ouvragées, qui s’ouvrent parfois, laissant deviner de beaux patios et jardins clos. Notre hôtel avait ainsi hérité de la civilisation arabe son architecture en riad et ses enfilades de salons frais aux ouvertures voutés.

 

    Nous avions pour cette fois réservé une visite nocturne de la mosquée. Nous avons beaucoup apprécié l’éclairage qui met en valeur la beauté de l’ensemble et des détails, et sommes, encore une fois restés ébahis devant cette forêt de colonnes et d’arches superposées. L’élégance de l’ensemble, malgré ses dimensions colossales et ses multiples extensions successives reste intacte. La grande église, bâtie en hâte après la reconquête chrétienne s’insère finalement plutôt bien et ne dépare pas. On visite ainsi un monument qui a évolué au fil de l’histoire, chaque époque y ayant ajouté sa part sans détruire les précédents. Peut-être un jour, y verra- t-on un temple hindouiste ou bouddhiste ? Par contre, c’est une visite sans photo, elles sont strictement interdites, je ne sais pourquoi, et le contrôle sans faille ! L’audioguide débite son discours, favorisant plutôt la chrétienté triomphante, tandis que les guides, ou plutôt les appariteurs, surveillent la cohésion du groupe et le canalisent au gré du spectacle lumineux… Un peu plus de liberté n’aurait pas nui !
 
Voici quelques photos de Cordoue prises en 1987 !!!!




La mosquée n'a pas changé mais les visiteurs.... heu? si!!!
Pour les curieux: Sandrine, Françoise Christelle notre nièçotte
 

04 mai 2023

L'Alhambra de Grenade






Nous voici à nouveau dans le site magique de l’Alhambra. C’est notre troisième visite de cette merveille, et j’appréhende un peu. Je crains de perdre mes illusions, nous avons vu tant de belles choses depuis, je crains la foule et ses contraintes, et puis finalement… La magie opère toujours !

 

Nous posons la voiture sur l’immense parking du site, car nous logeons à Lecrin, un petit village à une vingtaine de kilomètres au sud, et nous nous approchons de l’entrée. Billets électroniques en poche, non, à l’écran, à l’heure indiquée, queue quand même pour les faire valider, contrôle des passeports et des bagages, portique de sécurité… La procédure d’entrée est longue et fastidieuse.

 

Ensuite, et bien ensuite, c’est la beauté des jardins qui descendent vers les palais. Ils sont magnifiquement entretenus ; l’eau cascade de partout, s’échappe en filets en jets d’eau irisés. A l’heure prévue, c’est impératif, on attend à nouveau pour pénétrer dans le saint des saint, après un ultime contrôle, enfin, les palais Nasrides !


La finesse des dentelles de pierres et de stuc est toujours aussi éblouissante, la richesse des décors, du sol au plafond enchante l’œil et l’esprit. Les fenêtres en arcs s’ouvrent sur des patios aux multiples colonnes qui laissent entrevoir d’autres portes, d’autres jardins secrets.

 Ces ouvertures somptueusement décorées qui s’enchaînent, de plan en plan, de profondeur en profondeur, me fascinent toujours. J’essaie de les capter, souvent en vain, dans l’appareil photo. A défaut, j’en reste ébloui, le cœur ému de tant de beauté, de talent et de savoir-faire. 

 

On passe ainsi, de salle en salle, de jardins en patios, dans une lente déambulation émerveillée par cette profusion de richesses, cette débauche d’art. La foule est là, on l’oublie. Finalement, le tourisme de masse, dont on fait partie, a du goût !

Nous avons enchaîné avec la visite de Grenade, la ville, et l’avions restreinte au quartier de l’Albaicin, un quartier de style maure, aux ruelles pittoresques qui plongent vers le rio Darro. A cause d’une erreur d’orientation depuis le mirador de San Nicolas, atteint paresseusement en taxi, nous avons fait laborieusement le tour de la colline, avant de plonger trop directement vers les berges animées du petit cours d’eau. Eclipsées les ruelles style médina ! Après un aperçu des belles avenues aux riches maisons du quartier central, nos jambes lasses nous ont déposées à un arrêt de bus qui nous a convoyés jusqu’au parking.

Les Alpujarras

 



    Les Alpujarras, c’est la vallée qui serpente au versant sud de la sierra Nevada. Dans ses anfractuosités qui montent à l’assaut des cimes encore enneigées se nichent de jolis villages, tout blanc.


    Ils escaladent les contreforts de la montagne, à grands renforts de ruelles en pentes et d’escaliers inégaux, ils égarent le touriste dans des culs de sac garnis de fleurs, et proposent d’agréables terrasses pour reposer les jambes. 

 

    Les villages de Pampaneira, Bubion et Capileira sont les plus connus, les plus visités et attirent beaucoup de monde. Mais la route qui y mène, sinueuse à souhait, se prolonge et permet d’en découvrir d’autres, peut-être moins sauvegardés, qui s’égrènent au fil des lacets.

 

    On pourrait les rapprocher des villages grecs, mais si le blanc est présent, il manque les arrondis et la douceur des formes ainsi que le bleu des portes et des volets. L’architecture très cubique incite plutôt à penser au Maghreb… dont ils sont très près et dont ils ont hérité une grande partie de leur culture.