06 avril 2026

Djanet

 








Le grand sud ! Nous sommes en Afrique ! Car tout sent l’Afrique ici. Les couleurs, les odeurs, le vent du désert semblable à l’harmattan, et même la peau des gens, sombre, ou noire. Djanet est un îlot dans ce désert sans fin, un îlot aux confins de la Lybie et du Niger, à plus de 2000 km d’Alger. On y arrive et on en repart par vol de nuit, pour quelques jours comme nous ou un peu plus pour les courageux qui font des treks accompagnés de chameaux.


Notre guide Houcine, nous a choisi des itinéraires complètement différents de ceux proposés par l’agence. Ils lui ont semblé mieux adaptés…Et, c’est vrai qu’ils ne nous ont pas épuisés, on aurait pu marcher un peu plus dans ces paysages merveilleux. Car Djanet offre une variété de déserts, dans un espace relativement restreint. Il y a des dunes, bien sûr, de sable clair qui se découpent sur le ciel bleu, les cartes postales, il y a des roches sculptées par le vent et l’érosion qui jaillissent du sable, coiffées parfois d’un chapeau de pierre, comme pour se protéger du soleil brûlant. Il y a des canyons, des forêts de rocs noirs, il y a aussi des peintures rupestres qui témoignent d’une autre réalité, à une autre époque.









Ces quatre journées vont vraiment rester parmi nos beaux souvenirs, c’est vraiment un beau désert et visité dans des conditions immersives. Très peu de monde, on a l’impression grâce aux bivouacs d’être loin de tout. Malgré l’inconfort et les incommodités du campement il procure une sensation d’isolement qui devient rare. Mais que la terre est basse, les tentes minuscules et les habitudes d’hygiène tenaces ! Là, la vie redevient minimaliste, le feu de camp, les thés du soir et les étoiles… Il y a quand même un cuistot qui s’est débrouillé comme un chef pour nous fournir des repas variés, un chauffeur qui tire le meilleur de son Toy de 92, la voiture est plus vieille que lui, plutôt déglinguée, mais nous a promenés à travers les paysages grandioses choisis par le guide.




Lui, avance de son pas glissé de touareg, nonchalant, négligemment et nous faisons de notre mieux pour le suivre, ne pas se laisser perdre dans cet inextricable écheveau de roches perchées, de sable et de traces qui se croisent ou se perdent. Nous avons marché sur ses pas dans la vallée perdue d’Essendilène chère à Frison-Roche, pour ceux qui s’en souviennent, dans la forêt de pierre, grimpé jusqu’à l’arche au scorpion, glissé sur les dunes jusqu’au très beau site de la « vache qui pleure », voilà nous avons visité les plus beaux coins du  parc du Tassili N’azjjer.













    Cette nuit, nous reprenons l'avion pour Alger, où nous aurons une journée pour visiter ce que nous n'avons pas encore vu et surtout le site romain de Tipaza que nous ne voudrions pas rater. Oui, la vie de voyageur n'est pas de tout repos! Et après demain, le retour...

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