Nous voilà au cœur de notre
voyage, Saint Pétersbourg où nous sommes arrivés vendredi matin. A peine
débarqués du train de nuit qui nous avait amenés de Vladimir, et qui a une fois
de plus démontré mon incapacité à dormir dans les transports, nous avons fait
un grand tour de ville en voiture. Histoire de nous offrir un aperçu de tout ce
qu’il y avait à voir et à parcourir !
Et depuis, notre charmante guide,
Marina, s’est évertuée à nous montrer les innombrables richesses du lieu…Il y a
eu, devinez-quoi ? Mais oui, vous avez gagné ! Des églises !
Baroques, décorées à profusion de fresques, d’icônes, de mosaïques, St Sauveur
du sang versé par exemple, aux bulbes multicolores sertis de mosaïques et dont
l’intérieur n’est qu’une immense mosaïque, Notre dame de Kazan, très révérée,
je ne sais pas exactement pourquoi, d’autres encore. Il y a eu aussi des
palais, celui de Peterhof, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville.
Nous y sommes allés en voiture, pour y être tôt et, parait-il éviter la foule,
ce qui s’est révélé un leurre total, et revenus en hydroglisseur sur la Neva.
Un palais magnifique, un peu à l’image de Versailles
que Pierre le Grand a
voulu imiter en faisant bâtir ce palais. Des intérieurs immenses et somptueux
et des jardins ornés de multiples fontaines et jets d’eau. Malgré la foule, la visite
a été un vrai plaisir. A l’intérieur notre groupe de deux, si j’ose employer ce
terme, s’est intercalé facilement entre d’autres groupes beaucoup plus
importants ! Nous n’avons jamais eu à patienter, car nous avons eu là une
démonstration de l’efficacité soviétique à canaliser et diriger les
foules ! De salle en salle, le passage est minuté, autorisé, puis bloqué
par des gardiennes à l’autorité incontestée. Chez nous cela s’appelle
« vitesse régulée » pour éviter les embouteillages ou les pics de pollution
sur les autoroutes. Ils ont appliqué la même technique aux flux de touristes et
cela marche aussi !
Donc on a flâné longuement de
manière contrôlée dans ce magnifique palais. Marina en a profité pour nous
faire réviser une fois de plus la litanie des tsars et tsarines constructeurs.
De Pierre le Grand, l’illustre fondateur de la ville à Catherine la non moins
Grande en passant par les intermédiaires… Nom de nom ! Il faudra que je
révise encore ! Mais je ne veux pas vous faire un cours d’histoire russe
ici, pour ceux que cela intéresse ils trouveront certainement très facilement
les renseignements ailleurs !
Et puis, il y a eu l’Ermitage.
En
deux fois. La première visite, une longue matinée consacrée au
« vieil » Ermitage, au palais
royal. C’est là encore un immense et magnifique palais, d’abord un palais et
ensuite un musée.
Des salles et des salles, dorées, décorées, illuminées avec
des plafonds à des hauteurs insoupçonnables et par ci par là, quelques Léonard
de Vinci, un ou deux Caravage, un Goya qui s’égare…
Quelques grands maîtres de
la peinture italienne de la Renaissance et puis des classiques du XVIIème
siècle.
Aujourd’hui, deuxième visite, cette fois uniquement consacrée à l’aile
nouvelle du musée de l’Ermitage, le bâtiment de l’Etat Major, très bien
réhabilitée, et où l’on a pu admirer des impressionnistes français, Manet est
bien représenté, des Matisse, échappés de l’exposition Tchoutkine ou à demeure,
des Picasso, Pissaro, Gauguin, quelques beaux Kandinski, enfin le fleuron de la
peinture contemporaine. Une belle, très belle exposition !
Donc les églises, les palais, les
musées, ah ! oui, j’allais oublier, il y a LA ville ! Découverte au
fil de nos balades à pied, en bus ou en bateau. Pour nous, elle s’articule
autour de la Perspective Nevski, une immense avenue qui la traverse. Animée,
bruyante, cosmopolite, elle vit 24 heures sur 24. Des flots de véhicules, de
piétons arpentent ses huit voies et ses larges trottoirs. Des orchestres
jouent, des saltimbanques grimés quémandent, font de la retape pour un tour en
bateau ou un magasin.
Des vitrines de luxe attirent les touristes. Des voitures
de police orchestrent ce ballet géant et veillent au bon respect des feux. L’immense
majorité des automobilistes s’arrêtent scrupuleusement aux passages piétons, qu’ils soient ou non
équipés de feux. Il vaut d’ailleurs mieux pour eux qu’ils le soient car sinon,
ils ont peine à trouver une brèche dans l’incessant défilé de marcheurs qui
sans aucun remord bloque les files de voitures. Mais parfois, certains se
lancent des défis et font ronfler leurs puissants moteurs jusqu’au feu suivant.
Des motos surtout se lancent ainsi dans de brèves courses folles.
La Nevski, c’est
tout un monde ! Et puis, derrière, il y a les rivières et les canaux, tous
bordés de belles façades, des parcs et des rues calmes où des hôtels feutrés
occupent de riches arrière-cours. C’est une ville magnifique, d’une homogénéité
incomparable. Pierre le 1er, le Grand, l’a voulu ainsi. Elle est née
de son rêve et de son ambition de donner à la Russie une capitale digne de la
grandeur du pays. Sa fille Elisabeth a prolongé son œuvre et Catherine II, (La Grande) l’a finalisée. La ville, détruite
à plusieurs reprises a toujours été reconstruite à l’identique… ou presque !
C’est une de leur grande spécialité !
En fait très peu de bâtiments sont
vraiment d’époque, mais c’est tout comme ! En tout cas, telle quelle, nous
on l’a aimée et admirée.
Il nous reste encore une journée
pour finir de la découvrir, encore un palais, sans doute une ou deux églises
inexplorées, je crois qu’il nous manque Saint Isaac, inconcevable, n’est ce
pas, avant notre escapade en Carélie… Nous y reviendrons, juste pour y dormir
avant de nous envoler pour la France...
Aurons-nous le temps de terminer
le blog avant notre retour ? Peut-être pas, mais vous aurez le mot de la
fin, n’en doutez pas…
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