22 mars 2026

Premières impressions

 







Nous sommes en Algérie depuis hier … Pas de ciel bleu ni de soleil ! Hier un vent frais sous un ciel bas a failli nous transformer en montgolfières alors que nous peinions à avancer sur la toute nouvelle promenade du front de mer, aujourd’hui la petite pluie persistante a transformé les pavés inégaux de la casbah en pièges glissants.Très peu d’animation dans la ville : La fête de l’aïd se passe en famille et tout est fermé pendant trois jours au moins.


Résultat, les visites se font à minima, sans musée, sans rien à visiter. Ne dramatisons pas, une ville se visite surtout sur ses pieds, le nez au vent et nous avions un guide prolixe, intarissable sur l’histoire de la ville, avec une anecdote sur chaque immeuble. Grâce à lui nous avons quand même pu profiter de ces deux jours.




Notre arrivée s’est relativement bien passée. Pas trop d’attente, mais une mauvaise surprise sur le coût des visas mal anticipé, ils sont vraiment, vraiment très chers ! Notre liquide y est presque tout passé et bizarrement, les distributeurs de l’aéroport n’acceptent que les cartes locales ! Enfin, au bout d’une heure de va et vient entre nos passeports, le formulaire d’entrée, le reçu des visas, nous avons poireauté dans le hall car le correspondant de l’agence n’était pas là. Il est arrivé un peu plus tard, je crois qu’il ne pensait pas que la police serait aussi rapide. Il paraît qu’il y a parfois plusieurs heures d’attente ! Il faut dire que nous n’étions que trois touristes ce jour- là.

Notre première vision d’Alger fut donc un ciel gris et venteux et un bel embouteillage pour atteindre notre hôtel. Ensuite, nous avons visité Alger la Blanche … Blanche, elle le fut sans doute, quand la casbah se toilettait régulièrement, que les voiliers accostaient dans sa rade, mais elle ne l’est plus ou que par éclats subliminaux. La vieille ville s’est abandonnée, elle s’effrite, se farde de gris et de noir, s’effondre lentement, progressivement.


La citadelle, la casbah d’origine se réhabilite depuis peu. Nous avons pu y visiter la poudrière, la mosquée du dey d’Alger, et un hammam … Le reste devrait ouvrir bientôt selon notre guide… Ensuite le quartier de la casbah qui descend vers la mer : Il est en piteux état ! trop peu de rénovations, elles sont rares, toujours d’après notre guide, du fait de loyers trop bas et d’un grand nombre de propriétés en indivision depuis des générations ce qui rend toute évolution ingérable ! Bon, il reste quand même quelques belles portes ouvragées, des fontaines en faïence décorée et nous avons mangé dans une maison d’hôte ouverte, une connaissance à notre guide. Elle nous a servi un couscous et une tchetchoukha, dans une sorte de mini ryad décoré. C’était très bon, les pâtisseries qui allaient avec aussi, et nous avons eu le plaisir de voir Françoise habillée en algéroise de la casbah, elle ressemblait presque à une vraie ! (Sauf que les vraies ne s’habillent plus comme ça !)

Nous avons essayé le métro algérois pour aller visiter un jardin extraordinaire : le jardin de Hamma. Fondé il y a deux siècles, c’est un jardin d’essai. Il collecte des plantes et arbres du monde entier et effectue des recherches et des échanges avec d’autres. Il y a vraiment des arbres magnifiques, les ficus en particulier. Un beau coin de nature et de verdure avant la minéralité de la toute nouvelle gigantesque grande mosquée. 





 Cette journée s’est terminée par le lent retour en taxi dans un inextricable embouteillage, qui nous a quand même permis, ô victoire, de retirer enfin des dinars au bout de nombreux essais infructueux : on suppose que les fêtes ont vidé tous les distributeurs de leurs réserves de billets ! On pourra se payer des cafés, plein, ils font partie des choses peu chères ici !

Notre prochaine étape est Oran, d’où partira sans doute cet article. A bientôt les amis !

La Ketchoua

17 mars 2026

Bientôt l'Algérie!

 

L’Algérie ? Vraiment ? Et pourquoi ? Maintenant ? Eh bien, oui ! D’abord parce que nous n’y sommes jamais allés, alors que l’envie nous titille depuis fort longtemps. Les circonstances ne s’y prêtaient pas, le pays s’était fermé, nous avions d’autres envies, bref, c’est l’Algérie, et maintenant.  Le pays est beau, on le sait, et n’est pas victime du surtourisme, on y sera, sur ce plan-là, TRANQUILLES ! Peut-être un peu seuls, mais finalement on préfère…

C’est un voyage un peu spécial, nous n’y serons pas en autonomie, nous avons dû charger une agence de préparer le circuit et les étapes. Un peu luxe, quoi, rien à faire, sur place une voiture avec chauffeur, juste pour nous, ce n’est pas la première fois, nous l’avions déjà fait pour certains pays d’accès un peu difficile.

Donc le voyage, d’une vingtaine de jours, commence par une belle boucle, assez classique dans le nord et le centre du pays, avec visite des villes et des oasis principales, boucle qui se prolonge avec une incursion à Djanet, dans le sud-est du désert. Quelques jours en compagnie des Touaregs, en bivouac, avec des randonnées à pied, adaptables …

On vous donnera des nouvelles de temps en temps, si notre blog assez confidentiel est autorisé par les autorités et si la connexion le permet ! Sinon, eh bien vous attendrez notre retour, vers le 10 avril, pour avoir un compte-rendu, je vous le promets !

02 novembre 2025

La boucle est bouclée...

 


Nous sommes revenus ! Un peu déconnectés par ce beau circuit, les yeux et l’esprit encore occupés par toutes ces villes villages et paysages traversés, nous avons vite été happés par nos activités… une résidence théâtre nous attendait tous les trois, quatre jours pleins à répéter, régler et peaufiner notre pièce que nous jouons très bientôt !

Le temps était automnal comme en Istrie, une jolie région que nous avons aperçue entre les averses, avec, encore, des villages perchés et de jolies villes comme Rovinj, avec, encore, un cœur médiéval …

Nous ne sommes pas blasés, nous découvrons avec toujours autant de plaisir ces cités typiques des côtes adriatiques, tellement marquées par les vénitiens qui avaient très bon goût ! Mais tous ces cœurs finissent par fusionner un peu dans nos têtes et battent à l’unisson : pavés luisants, cathédrale, palais vénitiens, ruelles étroites et escaliers… 



Mais le merveilleux site de Plitvice nous a rappelé que la nature garde aussi un attrait inégalable.


 

Au cours de ce périple nous nous sommes frottés à des régions hautement touristiques, les Pouilles et la Croatie, des régions aménagées pour accueillir des foules en haute saison. En septembre et octobre nous avons pu éviter les plus forts afflux, même s’il y avait encore pas mal de monde surtout dans les sites emblématiques. L’Albanie nous a surpris. C’est un joli pays … pour le moment ! Car son ambition est de devenir très vite une fourmilière géante. Le pays des pelleteuses va ravir les tours operators qui pourront y faire circuler leurs bus sur de belles routes toutes neuves, tracées à travers les montagnes et aller droit et sans encombre aux quelques points d’intérêt majeurs.  Bref, c’est un pays à découvrir très vite et c’est déjà trop tard pour la côte sud … Mais quel accueil ! Vraiment charmant et sincère ; on y trouve en plus du fromage excellent (pour les amatrices !) de la charcuterie fumée à l’ancienne (pour l’amateur) et des vins rouges qui accompagnent à des prix encore plus que raisonnables !  Et pour ceux qui sortent de l’asphalte, il reste quelques jolies pistes pas trop fréquentées.

En 45 jours nous avons parcouru 7215 km avec la voiture, 320 km sur nos jambes, un certain nombre en bateaux et ferries. Nous avons dormi dans 21 chambres différentes, situées dans 5 pays, consommé pas mal de chocolat avec nos cafés et goûté des vins rouges et blancs de chacun, sans discrimination, mais le Bourgogne du retour garde tout son attrait et facilite la réadaptation !