18 septembre 2026

Nos débuts…au Kirghizistan.




    Nous y sommes ! Dans ce pays au nom imprononçable et que la plupart des gens ont bien du mal à situer ! D’abord, la capitale, Bichkek, vous le saviez ? Moi, non, avant d’avoir imaginé d’y venir. Elle est devenue un peu plus connue récemment, grâce au grand congrès des nations non occidentales qui s’y est tenu. Pour l’occasion, nous a dit notre guide Ilich, on a construit des avenues, de grands rond-point et des accès tout neufs à l’aéroport que l’on a un peu agrandi pour l’occasion. Il faut dire qu’il fait un peu … provincial, et même rural !



    Nous quittons l’avion de la Turkish à 8h30, retrouvons notre chauffeur vers 9h00 après l’avoir attendu un moment et l’avoir repéré grâce à l’obligeance d’un autre guide qui l’a appelé. Il avait oublié son panneau ! Ensuite une heure d’embouteillage pour arriver à notre hôtel. Un temps de repos et débarbouillage, nous sommes partis depuis la veille au matin avant de partir à l’assaut de cette ville. Franchement, elle n’a rien d’extraordinaire ! Tout y est même d’une banalité assez affligeante … On y apprend et voit les mégalomanies successives des présidents depuis la chute de l’URSS et l’accession du Kirghizistan au rang de pays indépendant. La visite du beau musée tout neuf ne nous apprend pas grand-chose sur le monde kirghize, les peuples nomades vont, viennent et ne laissent que peu de traces…




    Le lendemain nous partons pour Chon Kemin, une petite vallée à l’est de Bichkek. Une fois passés les embouteillages, la 2x2 voies se dégage. En route on visite le site de Burana avec une tour du XIème siècle. C’est un des rares monuments du passé, vestige de l’époque de l’islamisation du pays.  On abandonne l’autoroute pour de plus petites routes, puis enfin celle qui serpente dans la vallée. Les paysages sont très beaux, mais très secs. Les chaumes dans lesquels pâturent les troupeaux de vaches, chevaux, moutons sont grillés par le soleil, les flancs des montagnes se déclinent en ocre. Peu de place pour le vert à part au fond du val où se niche un ruisseau.







            Au bout de la vallée, on grimpe après avoir quitté la route sur un chemin caillouteux, on arrive au bout du bout, quelques maisons s’y cachent. Notre maison d’hôtes se trouve plus haut, après le bout du bout. Un lieu très sympa, où l’on entend l’eau chanter. Des constructions toutes neuves, grands bungalows à 4 chambres. Le pays se prépare, s’arme pour accueillir les touristes du monde. Nous ressentons un peu la même chose qu’en Albanie : Le pays s’ouvre et bascule avec espoir dans un avenir pourtant bien incertain…Belle balade au-dessus du gite, nos cuisses en garderont le souvenir… Puis le tour du lac, trop urbanisé. La visite d’un joli site de pétroglyphes scythes et de sépultures anciennes nous conforte dans nos premières impressions.


Tout autour, se dressent des carcasses d’immeubles en construction, avec vue lointaine sur le lac, des grues, des terrassements… Les pays se développent, on ne peut leur reprocher, même si nous le regrettons !



   


     Depuis hier nous sommes à Karakol, au sud du lac, dans une autre jolie maison d’hôtes. C’est une ville cosmopolite, ancienne, placée sur la route de la soie dont elle ne garde aucune trace si ce n’est un peuplement chinois, ouïghour, puis, plus tard, russe. Les russes y ont construit une très jolie église de bois, les ouïghours une mosquée elle aussi de bois d’un style très asiatique. 



Le musée à la gloire de l’explorateur russe Prjevalski, célèbre grâce au cheval du même nom ne nous a pas enthousiasmés.


    On a largement préféré le pique-nique qui a suivi et la longue balade le long de la vallée de la Karakol. Ce nom est un programme en soi : Le torrent qui dévale au milieu des forêts et des pâturages s’en donne à cœur joie. Le chemin, qui se poursuit en une longue boucle offre aux randonneurs à pied, à cheval, voire en 4x4, de beaux paysages qui se parent timidement de couleurs automnales, de paisibles troupeaux contemplatifs et de l’eau qui court, chante et bouillonne…

    Aujourd’hui nous allons poster le blog, il le faut ! Hier c’était panne d’électricité, avant-hier, hors réseau et demain, on ne sait pas ! Ensuite on grimpe, de plus en plus, on dort sous des yourtes, on côtoie les étoiles… On va se connecter à l’infini… peut-être pas à internet !

On verra ! La suite au prochain numéro, un de ces jours !

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