Nous y sommes ! Dans ce pays
au nom imprononçable et que la plupart des gens ont bien du mal à situer !
D’abord, la capitale, Bichkek, vous le saviez ? Moi, non, avant d’avoir
imaginé d’y venir. Elle est devenue un peu plus connue récemment, grâce au
grand congrès des nations non occidentales qui s’y est tenu. Pour l’occasion,
nous a dit notre guide Ilich, on a construit des avenues, de grands rond-point
et des accès tout neufs à l’aéroport que l’on a un peu agrandi pour l’occasion.
Il faut dire qu’il fait un peu … provincial, et même rural !
Nous quittons l’avion de la
Turkish à 8h30, retrouvons notre chauffeur vers 9h00 après l’avoir attendu un
moment et l’avoir repéré grâce à l’obligeance d’un autre guide qui l’a appelé.
Il avait oublié son panneau ! Ensuite une heure d’embouteillage pour
arriver à notre hôtel. Un temps de repos et débarbouillage, nous sommes partis
depuis la veille au matin avant de partir à l’assaut de cette ville.
Franchement, elle n’a rien d’extraordinaire ! Tout y est même d’une
banalité assez affligeante … On y apprend et voit les mégalomanies successives
des présidents depuis la chute de l’URSS et l’accession du Kirghizistan au rang
de pays indépendant. La visite du beau musée tout neuf ne nous apprend pas grand-chose
sur le monde kirghize, les peuples nomades vont, viennent et ne laissent que
peu de traces…
Le lendemain nous partons pour Chon Kemin, une petite vallée à l’est de Bichkek. Une fois passés les embouteillages, la 2x2 voies se dégage. En route on visite le site de Burana avec une tour du XIème siècle. C’est un des rares monuments du passé, vestige de l’époque de l’islamisation du pays. On abandonne l’autoroute pour de plus petites routes, puis enfin celle qui serpente dans la vallée. Les paysages sont très beaux, mais très secs. Les chaumes dans lesquels pâturent les troupeaux de vaches, chevaux, moutons sont grillés par le soleil, les flancs des montagnes se déclinent en ocre. Peu de place pour le vert à part au fond du val où se niche un ruisseau.
Depuis hier nous sommes à Karakol, au sud du lac, dans une autre jolie maison d’hôtes. C’est une ville cosmopolite, ancienne, placée sur la route de la soie dont elle ne garde aucune trace si ce n’est un peuplement chinois, ouïghour, puis, plus tard, russe. Les russes y ont construit une très jolie église de bois, les ouïghours une mosquée elle aussi de bois d’un style très asiatique.
Aujourd’hui nous allons poster le blog, il le faut ! Hier c’était panne d’électricité, avant-hier, hors réseau et demain, on ne sait pas ! Ensuite on grimpe, de plus en plus, on dort sous des yourtes, on côtoie les étoiles… On va se connecter à l’infini… peut-être pas à internet !
On verra ! La suite au
prochain numéro, un de ces jours !
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