

Le voyage se poursuit magnifiquement dans le vent et le froid et avec un soleil parcimonieux… En fait, nous traversons un cycle d’intempéries violentes qui balaient l’Algérie et une partie du bassin méditerranéen… C’est bien notre chance ! Ce n’est pas très grave, des sacs, on a sorti pulls et coupe-vent et on fait front ! On a quand même eu un coup de chance en passant en force et en cassant la voiture dans notre descente à Timimoun, notre voyage se poursuit ! On a appris ensuite que la route avait été coupée et que nombre de voyageurs ont été bloqués ou détournés. Après Timimoun, ses murs d’ocre rouge et ses ksars en ruine, nous sommes allés à El Meniia, avec sa magnifique citadelle.
Un ksar en partie rénové, que nous avons visité en compagnie d’un groupe d’italiens recroisé à maintes reprises les jours suivants. Ahmidou, notre guide local et patron de la maison d’hôtes associative dans laquelle nous logeons, nous a fait partager sa connaissance de l’histoire locale puis son œcuménisme dans la visite suivante : la tombe de Charles de Foucaud, décidément une figure dans l’histoire de l’Algérie. La journée s’est terminée par une virée au bord du lac salé, normalement lac aux flamants roses, mais sans flamant ce n’est pas la saison des migrations ! On n’a pas attendu le coucher de soleil, il y avait trop de monde en 4x4 au bord de la falaise, on a repris notre petite Toyota Yaris, qui a cahoté un long moment sur les pistes caillasseuses pour rejoindre la route et notre gîte, qui est un beau lieu.
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Ghardaïa est une ville mozabite.
Les mozabites sont des musulmans particulièrement conservateurs aux mœurs un
peu particulières. Les jeunes doivent se marier entre cousins, les femmes sont
entièrement voilées de blanc, sauf un œil si elles sont mariées, les deux avant
de l’être ! On croise ainsi ces fantômes cyclopéens dans les ruelles
presque désertes de leurs ksars sans commerces. Heureusement la ville arabe est
plus vivante et offre des cafés, restaurants, et tout ce qui est nécessaire à
une vie normale, fut-elle mozabite ! Car d’après les guides, les mozabites
sont surtout de beaux hypocrites ! On fait semblant sur place pour ne pas
être exclu du clan et de ses avantages, mais sitôt à l’extérieur, on reprend
une vie beaucoup moins rigide ! Les ksars de la vallée du M’zab sont
agréables à visiter malgré les contraintes mozabites, le marché de la ville
riche en couleurs et en animation, et la palmeraie reste belle, même si elle
est un peu envahie par les constructions.






















